Financement de l’économie : la CDC-CI veut monter en grade
La Caisse des Dépôts et Consignations de Côte d’Ivoire
(CDC-CI) s’apprête à renforcer son rôle dans le financement de l’économie
nationale. Une évolution de son dispositif doit lui permettre d’élargir les
ressources mobilisables et d’accroître ses capacités d’intervention au service
des investissements de long terme. La réforme évoquée à l’issue du Conseil des
ministres du 9 septembre vise à donner davantage de moyens opérationnels à
cette institution financière publique. Derrière une modification qui peut
paraître technique se joue une question stratégique : comment mobiliser
davantage de ressources nationales pour financer le développement ?
Mobiliser l’épargne au service de l’investissement
La CDC-CI a vocation à collecter, sécuriser et orienter des
ressources vers des investissements présentant un intérêt économique ou
collectif. Le renforcement de ses capacités pourrait ainsi contribuer au
financement d’infrastructures, de logements, d’entreprises et d’autres projets
structurants. L’enjeu est également de disposer de financements de long terme,
indispensables aux investissements dont la rentabilité ne peut être appréciée
sur quelques mois ou quelques années.
Un levier pour l’économie nationale
Une CDC-CI disposant de ressources plus importantes pourrait
devenir un acteur davantage présent aux côtés de l’État, des collectivités, du
secteur privé et des institutions financières. Son intervention peut notamment
contribuer à accompagner des projets dont les besoins dépassent les mécanismes
classiques de financement.
Cette montée en puissance devra cependant s’accompagner
d’exigences fortes en matière de gouvernance, de transparence, de maîtrise des
risques et d’évaluation des investissements. L’importance d’une institution
financière publique se mesure autant aux ressources qu’elle mobilise qu’à la
qualité des projets qu’elle finance.
Transformer les ressources en développement
La réforme ouvre ainsi une nouvelle étape pour la CDC-CI.
Son véritable impact se mesurera dans les prochaines années à sa capacité à
transformer les ressources mobilisées en investissements productifs, emplois,
infrastructures et développement territorial.
Car changer de dimension financière n’est pas une finalité.
L’enjeu est de faire de cette puissance financière supplémentaire un instrument
durable de transformation de l’économie ivoirienne.

