Sur l'axe Kanawolo-Korhogo, il est constaté en ce moment une crue. L'extrême vigilance doit être donc de mise.
La montée des eaux menace la circulation sur l’axe
Kanawolo-Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire. Entre Longo et Bémavogo,
les usagers sont invités à éviter le tronçon concerné. Une situation
préoccupante qui rappelle la vulnérabilité des infrastructures routières face
aux intempéries et soulève la question de la continuité des échanges économiques
dans cette partie du pays.L’alerte concerne particulièrement les automobilistes
et les transporteurs de marchandises. Les conducteurs sont appelés à ne pas
s’engager sur les portions submergées, dont l’état réel peut être difficile à
apprécier.
UN RISQUE POUR LES USAGERS ET LE TRANSPORT DE MARCHANDISES
L’axe Kanawolo-Korhogo joue un rôle important dans la
desserte du nord ivoirien. Toute interruption prolongée peut perturber
l’acheminement des personnes, des produits agricoles et des marchandises. Pour
les entreprises de transport, les conséquences potentielles sont multiples.
Immobilisation des véhicules, retards de livraison, augmentation des charges d’exploitation
et risques de détérioration des cargaisons.La prudence s’impose
particulièrement aux conducteurs de poids lourds. Une chaussée recouverte d’eau
peut dissimuler des affaissements ou des dégradations importantes. Aucun
impératif commercial ne saurait justifier une prise de risque mettant en danger
les chauffeurs et les autres usagers.
UN ITINÉRAIRE ALTERNATIF RECOMMANDÉ
Face à cette situation, un itinéraire de contournement a été
recommandé aux usagers souhaitant rejoindre Korhogo. Il passe par Kanawolo,
Tafiré, N’Golodougou, Badikaha, Ferkessédougou et Sinématiali, avant de
rejoindre Korhogo.Les transporteurs sont invités à adapter leurs programmes de
déplacement, à vérifier les conditions de circulation avant tout départ et à
maintenir un contact permanent avec leurs conducteurs.
LA RÉSILIENCE DES INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES EN QUESTION
Cet épisode rappelle la nécessité d’anticiper davantage les
risques climatiques sur les axes stratégiques. L’entretien des ouvrages de
drainage, la surveillance des zones inondables et l’aménagement d’itinéraires
alternatifs doivent constituer des priorités permanentes.Les autorités
compétentes sont attendues sur la sécurisation du tronçon, l’information
régulière des populations et l’évaluation technique de la chaussée avant toute
reprise normale du trafic. La continuité des échanges économiques dépend aussi
de la capacité des infrastructures à résister aux intempéries.
PRÉSERVER LES VIES AVANT DE RÉTABLIR LE TRAFIC
La situation entre Longo et Bémavogo rappelle que la
sécurité routière demeure une responsabilité collective. Si la circulation des
marchandises constitue un enjeu économique majeur, elle ne saurait primer sur
la protection des vies humaines.
L’urgence est de sécuriser le tronçon, de prévenir tout
franchissement dangereux et de garantir une reprise de la circulation dans des
conditions vérifiées.
Une route peut être réparée, une livraison reportée et une
marchandise remplacée. Mais une vie perdue sur une chaussée submergée ne se
récupère jamais.
Noelle Rabe