Après sa sortie contre le PPA-CI : Dia Houphouët recadré par la direction du PDCI-RDA
Au lendemain de la sortie très
remarquée du député Dia Houphouët à Yopougon, réagissant vivement aux attaques
de ses détracteurs du PPA-CI, la direction du PDCI-RDA a décidé d’apporter une
clarification ferme. Dans un communiqué officiel rendu public ce mercredi 02
septembre 2026 à Abidjan, le parti vert et blanc tente de marquer une frontière
nette entre les initiatives personnelles de ses cadres et les positions
institutionnelles de la formation politique.
Si le parti doyen réaffirme
son « attachement à la liberté d’expression, consacrée par la Constitution de
la République de Côte d’Ivoire » et reconnaît que « tout militant ou
responsable du PDCI-RDA demeure libre de s’exprimer en son nom propre et sous
sa responsabilité », il insiste néanmoins sur le fait que cette liberté
individuelle « ne saurait être confondue avec le pouvoir d'engager
officiellement le Parti ».
Cette mise au point intervient
dans un contexte local particulièrement tendu où les joutes verbales entre
alliés d’hier risquent d’obscurcir la ligne stratégique du parti. Pour éviter
tout amalgame, la direction politique rappelle la rigueur de ses textes
fondateurs. Elle souligne ainsi que conformément à l’article 39 de ses Statuts,
seul « le Président représente le Parti dans tous les actes de la vie civile et
politique », tout en précisant la liste restreinte des responsables pouvant
bénéficier d'une délégation explicite, tels que le Secrétaire Exécutif ou le
Porte-parole.
Afin de couper court à toute
surenchère médiatique, le Secrétaire Exécutif en Chef martèle qu’en «
conséquence, nul ne peut, quels que soient son rang ou sa fonction au sein du
Parti, s’exprimer au nom et pour le compte du Parti, s’il n’est dûment mandaté
». Le communiqué avertit également contre l’usage abusif des symboles et
visuels du parti, prévenant que « toutes les pratiques visant à donner à une
opinion personnelle l’apparence d’une position officielle du Parti seront
considérées comme frauduleuses et passibles de poursuites ». Un appel direct est
enfin lancé aux médias et aux acteurs des réseaux sociaux pour qu'ils ne
considèrent comme officielles que les seules communications émanant des
autorités légitimes et diffusées par les canaux agréés.
Ouattara Yvette

