Fatima Ezzahra El Mansouri nommée Cheffe du gouvernement : une première dans l’histoire institutionnelle du Maroc
Le mardi 29 septembre 2026, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a reçu
au Palais Royal à Rabat Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice de la
direction collégiale du Parti Authenticité et Modernité. À l’issue de cette audience, le Souverain l’a
nommée Cheffe du gouvernement et l’a chargée de former le nouvel exécutif, en application de
l’article 47 de la Constitution. Cette décision intervient après que sa formation politique est arrivée en tête
aux élections législatives du 23 septembre 2026.
L’information a été rendue publique par le ministère de la
Maison Royale, du Protocole et de la
Chancellerie. En outre, cette nomination constitue une
première dans l’histoire institutionnelle du Maroc, puisqu’aucune femme n’avait
jusqu’alors occupé la fonction de Cheffe du gouvernement. Dès lors, elle dépasse le seul cadre politique et traduit
une évolution de la représentation des femmes au sommet de l’État. Par ailleurs, elle s’inscrit dans
la continuité de la politique d’émancipation conduite depuis l’accession au Trône de Sa Majesté le Roi
Mohammed VI en 1999. Cette politique s’est notamment manifestée par la réforme de la Moudawana en
2004, ainsi que par l’accès progressif de femmes à des postes de haute responsabilité dans les
domaines institutionnel et diplomatique.
À l’issue de l’audience royale, Mme El Mansouri a déclaré
qu’elle allait œuvrer à proposer un gouvernement à la hauteur des attentes de
Sa Majesté le Roi et de l’ensemble des citoyennes et citoyens. Elle a précisé
avoir reçu les Hautes Orientations du Souverain pour la gestion de l’étape à venir.
En conséquence, sa nomination ouvre une séquence politique dont les
développements dépendront de la formation du gouvernement, de la mise en œuvre
du programme annoncé et de la capacité de l’exécutif à répondre aux attentes
exprimées.
Cette décision marque une étape notable dans l’évolution du
cadre institutionnel marocain. Toutefois,
sa portée effective restera liée à la mise en œuvre des droits, à
l’égalité des chances et à l’élargissement
de l’accès des femmes aux responsabilités sur l’ensemble du territoire
national.
Noelle Rabe

