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Infrastructures en Côte d’Ivoire : Après les grands chantiers, le défi de l’entretien

AfriqueVérité 22 Sep 2026 - 15H46 vues
L'entretien des infrastructures économiques represente un enjeu majeur pour la Côte d'Ivoire.

Routes, ponts, échangeurs, barrages et ouvrages hydrauliques ont profondément transformé le paysage ivoirien. À l’issue du Salon des infrastructures d’Abidjan 2026, achevé le 19 septembre, une nouvelle priorité se dessine. Préserver les investissements réalisés et transformer l’expertise acquise en véritable force économique nationale.

Ces dernières années, la Côte d’Ivoire a placé les infrastructures au cœur de sa stratégie de développement. Abidjan s’est métamorphosée tandis que de nombreux projets routiers, énergétiques, hydrauliques et urbains ont été réalisés ou engagés à travers le pays.

Mais construire ne suffit plus. Routes dégradées, caniveaux obstrués, réseaux d’assainissement fragilisés ou équipements nécessitant des réparations rappellent l’importance d’une maintenance régulière. Un ouvrage public ne devrait pas être évalué uniquement au moment de son inauguration, mais aussi à sa capacité à remplir durablement sa fonction.

 

Entretenir pour préserver l’investissement

 

L’enjeu est aussi financier. Une maintenance préventive et régulière peut éviter des réhabilitations beaucoup plus coûteuses. L’entretien devrait donc être intégré dès la conception des ouvrages, avec des financements identifiés, un calendrier de maintenance et des responsabilités clairement établies.

La performance des infrastructures pourrait ainsi être appréciée non seulement au nombre de kilomètres construits ou aux montants investis, mais également à leur qualité, leur disponibilité et leur durée de vie.

 

Faire émerger des champions ivoiriens

 

Le Salon des infrastructures a également remis au premier plan la nécessité de renforcer l’expertise nationale, notamment dans les infrastructures hydrauliques, et d’accompagner les entreprises ivoiriennes vers les marchés régionaux.

Chaque grand chantier peut devenir une école de compétences pour les ingénieurs, techniciens, PME, bureaux d’études et entreprises du BTP. L’objectif est de permettre progressivement aux acteurs nationaux de maîtriser davantage la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance des ouvrages.

La Côte d’Ivoire pourrait alors franchir une nouvelle étape, celle de transformer les investissements réalisés sur son territoire en savoir-faire exportable dans la sous-région et au-delà.

Après le temps des grands chantiers vient donc celui de leur pérennisation. Le prochain défi ne sera pas seulement de construire davantage, mais de mieux entretenir, de transmettre le savoir-faire et de faire des infrastructures d’aujourd’hui une richesse durable pour les générations futures.

Noëlle Rabe 

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