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Figure essentielle de l’Art déco, Jean Dupas à l’honneur d’une exposition à Bordeaux

AfriqueVérité 31 Août 2026 - 14H30 vues
la peinture continue d'attirer toutes les générations.Le musée des Beaux Arts revisite Jean Dupas

Le musée des Beaux-Arts de Bordeaux met en lumière l’un des fers de lance du mouvement Art déco, le peintre décorateur Jean Dupas (1882–1964). Davantage qu’une simple rétrospective, c’est un parcours aussi érudit que vivant sur l’époque des Années folles et, plus singulièrement, sur le vivier créatif de Bordeaux. Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage présentes sur celui-ci. La reproduction totale ou partielle d’un article publié sur BeauxArts.com, sans l’autorisation écrite et préalable de Beaux Arts & Cie, est strictement interdite. Pour plus d’informations, consultez nos mentions légales.

Qui a dit que l’Art déco était l’apanage de Paris ? Il est vrai que le centenaire de l’Exposition des arts décoratifs et industriels a été célébré en fanfare dans la capitale en 2025. Mais ce serait oublier que parmi tous les artistes décorateurs qui ont fait les belles heures de cet art total dans les Années folles, l’un des plus reconnus en son temps, qui a participé à la décoration de quatre pavillons de la fameuse exposition fondatrice du mouvement, était bordelais. Le musée des Beaux-Arts de la ville du sud-ouest (MusBA) lui consacre sa première rétrospective depuis sa mort.« Jean Dupas était considéré comme un véritable chef d’école à l’échelle nationale en son temps », rappelle Margaux Wymbs, conservatrice au MusBA et commissaire de l’exposition. « Il est un de ces nombreux artistes de l’entre-deux, qui ne se retrouvent pas dans l’avant-garde mais entendent renouveler l’académisme ».

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Des visions riches en fantaisiesDans une exposition à la médiation soignée, on découvre le parcours d’un étudiant assidu de l’École des beaux-arts de Bordeaux. Prix de Rome en 1910, il devient pensionnaire de la Ville Médicis, siège de l’Académie de France à Rome, où il restera jusqu’en 1920 – avec une interruption pour mobilisation durant la Première Guerre mondiale. Tout au long de l’exposition, les œuvres du Bordelais, pour beaucoup prêtées par des collectionneurs privés, sont confrontées aux productions de ses contemporains : « Il ne s’agit pas d’une exposition monographique mais bien de présenter Jean Dupas et son entourage artistique : Dupas & Co », insiste Sophie Barthélémy, directrice du musée.

Un parti pris judicieux, qui offre des jalons pour mieux comprendre la sensibilité du peintre. Selon Margaux Wymbs, « Dupas est marqué par son voyage en Italie mais comme d’autres à son époque, il regarde plus encore que la Haute Renaissance les trésors de l’art archaïque et des primitifs italiens du Quattrocento ». L’Archer de 1917 dévoile un sens académique de la composition, épurée de toute anecdote et tracée en grandes figures géométriques.

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